Félicia Ballanger : portrait d'une cycliste
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le 10 Avril 2009 17:21
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Dans : Route
Félicia Ballanger doit son prénom à Félice Gimondi, l’Italien de la Bianchi vainqueur du Tour de France 1965.
C’est en effet la mère de la sprinteuse qui a en effet “féminisé” le prénom du sémillant Italien, pour le transformer au profit de sa fille en Félicia. Élevée seule par sa mère en compagnie de son frère, la Vendéenne qui a longtemps été fidèle aux couleurs du club de Jean-Réne Bernaudeau (Bouygues Télecom) en amateurs, a vite été repéré par Daniel Morelon (Triple champion olympique) qui devint rapidement son entraîneur.
Insep, puis Hyères
Adolescente, Félicia Ballanger côtoie dans le Var des jeunes de sa génération comme Nathalie Even (devenue au fil du temps l’épouse du kilomètreur Frédéric Lancien), une vraie rivale qui deviendra complice au fil des années. Mais les premières heures entre les deux cyclistes furent souvent tendues, comme cette manche de vitesse aux Championnats de France à Bordeaux, où les deux jeunes femmes terminèrent la course sur une civière ! Longtemps en proie aux doutes, Félicia Ballanger a souvent buté sur les médailles, les podiums. Elle a d’ailleurs souvent terminée quatrième des mondiaux de vitesse.
La solution ? Un psy...
La libération est venue en 1995 aux championnats du Monde de Bogota, en Colombie. A partir de ces mondiaux et pendant cinq saisons, la Vendéenne multipliera les titres de championne du Monde par deux, faisant main basse à la fois sur la vitesse et le 500 mètres départ arrêté. Un psy est passé par là, pour opérer cette transformation chez “Filou” qui est passée en l’espace de quelques mois de la position de proie à celle de chasseur ! Cet homme c’est Gilbert Avanzini -conseiller à la préparation mentale à l'INSEP- qui suivra le fil de sa carrière jusqu’au bout. Championne Olympique de vitesse à Atlanta, alors que sa complice Nathalie Even-Lancien s’imposait en course aux points, Ballanger a mis un terme à sa carrière en 2000, à Sydney, sous les couleurs de l’équipe pro Jean Delatour (NDLR: elle est la seule sprinteuse à avoir obtenu ce statut en France) avec un doublé en vitesse et 500 mètres départ arrêté. Son rêve de doublé sur une même Olympiade, quatre avant à Atlanta, réalisé.
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