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Cols mythiques … les lieux

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légende photo : La France, terre du cyclisme avec ses nombreux cols
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le 10 Septembre 2009 16:17
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Dans : Route

En France, ils sont plus de 2000 répertoriés à travers les cinq massifs (Alpes, Pyrénées, Massif central, Vosges et Jura). Mais seulement une trentaine à plus de deux mille mètres entre les Alpes et les Pyrénées.

Sur le Tour de France, ils sont classés selon leurs difficultés, en fonction de leurs pourcentages : de la quatrième catégorie jusqu’aux cols hors catégorie, les plus prestigieux, les plus difficiles aussi (le Galibier, le Tourmalet, le Ventoux…) Des noms qui font rêver les coureurs du monde entier. Le col de la République, baptisé Grands-Bois, du nom du sommet qui le domine, dans le Massif central a été le premier sommet franchi, c’était en 1903. Deux ans plus tard, en 1905, a lieu la première étape de moyenne montagne, dans les Vosges. Il faudra attendre 1910 et 1911 pour voir les Pyrénées et les Alpes faire leur apparition sur le Tour de France. En 1933, on voit apparaître sur la Grande Boucle le premier classement de la montagne, remporté par l‘Espagnol Vincente Trueba. Plus de quarante ans plus tard, en 1975, le fameux maillot à pois sera sur les épaules du Belge Lucien Van Impe. Mais c’est un Français, Richard Virenque, qui détient le record avec 7 victoires finales dans le classement de la montagne.

Les Alpes
Les Alpes, succession de cols dont les dénivelés peuvent atteindre plus de 2000 mètres (le Galibier), des pentes allant jusqu’à 13% (l’Alpe-d’Huez) et des distances de cinquante kilomètres (l’Iseran).

Le Galibier, 10 juillet 1911. Émile Georget est le premier coureur à inscrire son nom sur les tablettes. Son ascension s’effectue en deux étapes : 12 kilomètres à plus de 7% pour une arrivée au col du Télégraphe. Une descente pour reprendre des forces et voilà 18 Km entre 7 et 14%. En 1973, Luis Ocana va faire une démonstration de son talent. Il attaque dès les premiers kilomètres de col. Le peloton explose. Personne ne reviendra sur l’Espagnol. Lors de cette étape, il prend 7 minutes à Bernard Thévenet, Zoetemelck est à plus de vingt minutes. Cette année-là, le Tour de France s’est joué sur les pentes du Galibier.

Des histoires comme celle-là, les cols des Alpes et de France, en regorgent. Que ce soit l’Izoard situé entre Queyras et Briançon et les démarrages de Louison Bobet, l’Alpe-d’Huez et les arrivées mythiques de Coppi, Kuiper, Virenque et surtout Pantani ou le Ventoux, le géant de Provence et le fabuleux finish de Jean-François Bernard, un 19 juillet 1987. Que dire de l’Iseran qui a vu un jour de juillet 1982, un Italien du nom de Chiappucci effectuer un raid solitaire de plus de 200 kilomètres. Ce 18 juillet 1982, l’Italien prend les rênes de l’étape pour ne jamais les lâcher. Indurain ou Bugno auront beau accélérer, rien n’y fera. Il Diablo s’envole vers la victoire. Un autre français s’est illustré dans ce massif : Richard Virenque. Trois fois de suite, en 1995, 1996 et 1997, le Varois est venu à bout de la Madeleine. Inaugurée par le Tour de France en 1969, elle forme un trait d’union entre les vallées de la Maurienne et de la Tarentaise. La Madeleine, ce sont plus de quarante virages sur une distance de presque vingt kilomètres.

Les Pyrénées
Les Pyrénées, frontière naturelle entre la France et l’Espagne, entre l’Atlantique et la Méditerranée avec sa dizaine de cols à plus de 2000 mètres. Comment parler des Pyrénées sans évoquer le Tourmalet ? Entre la vallée de l’Adour et du Gave de Pau. C’est une des ascensions mythiques du Tour de France. Un col gravi par le Tour de France depuis 1910 mais aussi, plus rarement par le Tour d’Espagne. Un col que Federico Bahamontes a conquis à quatre reprises. Les Pyrénées, c’est également l’Aubisque (surnommé le « cirque de la mort ») et ses cols à plus de 2000 mètres (le pic de Ger, le pic de Penne-Blanque, le pic de Gabizos). L’endroit fut le théâtre de cette fabuleuse échappée d’Eddy Merckx, le 15 juillet 1969 entre Luchon et Mourenx. Maillot jaune, il franchit le premier le Tourmalet. 140 kilomètres vont le mener en tête. Le roi de l’Aubisque, c’est encore et toujours l’Espagnol Bahamontes, qui a franchi le col quatre fois en tête. Le plateau de Beille inauguré en 1998 par Marco Pantani se situe entre Tarascon et Ax-les-Thermes culmine à 2368 mètres avec le pic de Soularac. En 2002, Lance Armstrong fait preuve d’un panache énorme. Il reprend Laurent Jalabert qui s’était échappé 140 Km devant.  Fort de l’avoir rattrapé, il part en solitaire pour s’adjuger l’étape avec plus d’une minute d’avance. Deux ans plus tard, l’Américain récidive en battant au sprint Ivan Basso. Luz-Ardiden ou la naissance d’un champion. Nous sommes en 1990, le 17 juillet. Claudio Chiappucci, Greg Lemond sont présents. À 8 Km du sommet, Lemond attaque. Seul Miguel Indurain suit. À deux cents mètres de l’arrivée, le natif de Villava place une attaque. Lemond lâche. L’année suivante, Indurain remportera le premier de ses cinq Tour de France.
Superbagnères, Portet-d’Aspet, le Pla-d’Adet, Hautacam, Aspin, des autant de cols, autant d’histoires fabuleuses. La magie du Tour de France, la magie des Pyrénées.

Le Massif central, les Vosges et le Jura
Le Puy de Dôme, la Croix-Morand, la Croix-de-Chaubouret, le col de la République, le Grand Ballon. Des cols qui évoquent beaucoup pour les amoureux de la Grande Boucle.
Les Zootemelk, Roche, Herrera, Géminiani, Fignon, Kubler ou Pottier ont marqué ces cols de leur empreinte. René Pottier, un nom qui ne dira rien à personne. Et pourtant. C’est lui qui, le 11 juillet 1905, remportera la toute première étape de moyenne montagne dans les Vosges. Une étape qui relie Nancy à Besançon. 209 kilomètres avec une montée qui va s’effectuer à plus de 20km/heure de moyenne. Deux ans plus tard, il se suicidera. Henri Desgrange -patron du Tour- fera élever une stèle en sa mémoire au sommet du Ballon d'Alsace.
Les Vosges, théâtre des années plus tard d’une victoire aussi superbe qu’improbable. Celle de Laurent Jalabert. Un 14 juillet 2001. Cette année-là, celui que l’on a peut-être trop souvent catalogué sprinter, remporte le maillot à pois. Il récidivera l’année suivante…

 

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