Faire le bon choix : les roues
légende photo : Le choix de la roue de vélo est soumis à différents facteurs
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le 22 Octobre 2009 17:16
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Dans : Route, VTT
Les roues sont comme les baskets du coureur. Elles ont un impact décisif sur la transmission mécanique de la puissance et minimisent les pertes de rendement. Trois critères déterminent le meilleur choix de roues.
Pour bien choisir sa roue, il faut tenir compte des forces auxquelles sont soumises le coureur et le vélo: l’aérodynamisme, la résistance à la pesanteur (rigidité) et au roulement.
Aérodynamisme
Les roues ne sont pas un élément clé de l’aérodynamisme dans l’ensemble vélo+coureur. Toutefois, un gain d’aérodynamisme permet d’obtenir une vitesse supérieure pour un même effort, en particulier sur le plat. Les facteurs aérodynamiques dans une roue sont les rayons et les jantes. Chaque rayon pénètre dans l'air, crée une dépression, c'est-à-dire une traînée d'air derrière lui, grosse consommatrice d’énergie, et freine le vélo. Minimiser le nombre de rayons diminue les effets négatifs de ces turbulences d’air. S’il est plat et profilé, il entrera dans l'air plus facilement en consommant moins d’énergie. La forme des jantes peut aussi réduire ces trainées d’air. Elles peuvent prendre une forme en V ou une structure alvéolaire.
Rigidité
Des roues plus ou moins rigides transmettent plus ou moins bien la puissance. En fait, la rigidité se décompose en trois parties :
- une rigidité frontale qui aide la roue à supporter le poids de l’ensemble coureur+vélo tout évitant à l’ensemble de résister aux aspérités du sol. Pour cela, les rayons sont tendus au détriment du confort (rayons moins tendus) ;
- une rigidité latérale qui est mobilisée au moment des efforts intenses comme une accélération ou un sprint en danseuse. Bien rigide, la roue ne va pas se déformer. Pour une rigidité frontale élevée, il faut coupler des rayons courts et une jante haute (plutôt que basse) solide (type carbone).
- une rigidité au couple qui restitue sur la roue la puissance développée sur les pédales. Le positionnement des rayons, droit ou croisé, transmet la vitesse de pédalage et le couple nécessaire au freinage.
La question des roulements
Réduire la résistance au roulement est un facteur d’amélioration dans le couple vélo-coureur. Le roulement des moyeux, en acier ou en céramique, a un rôle plus important sur des parcours accidentés (vitesse inférieure à 35 km/h). En céramique, il est plus efficace car plus léger et avec un coefficient de frottement plus faible. Si les roulements sont à rouleaux plutôt qu'à billes, ils génèrent plus de frottements et sont moins performants. C'est la même chose s'ils comportent trois roulements plutôt que deux.
Le choix des roues est le fruit d’un bon compromis entre les caractéristiques du coureur, du vélo et de la course. Au final, deux, voire trois, paires de roues sont vite nécessaires pour trouver les bons réglages.









