Comment et quand changer de vitesses ?
légende photo : Changement de braquet : anticipation et conseils
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le 19 Octobre 2009 11:32
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Dans : Route
Adopter le bon braquet au bon moment n’est pas qu’une question de feeling … Explications avec le professionnel Jean-Luc Jonrond.
Jouer de la manette de dérailleur, c’est simple comme bonjour et donné à tout le monde. Mais être efficace est-ce si simple que cela ? Comment juger s’il faut mettre gros ou au contraire mouliner dans une bosse par exemple. “La règle élémentaire, souffle Jean-Luc Jonrond, ancien vainqueur d’étape au Circuit de la Sarthe, c’est de toujours anticiper son changement de braquet avant d’appréhender une bosse, et pour cela il convient de lever le nez et voir quel type de difficulté vous attend.”
Trop tard, c’est trop tard...
Si ce sens de l’anticipation n’a pas été respecté, c’est la possibilité de faire “dérailler la chaîne, car la traction qui est exercée sur celle-ci est alors énorme, et elle peut se mettre de travers ou alors sauter sur un braquet que l’on ne souhaitait pas initialement. Changer de braquet doit être effectué de manière douce, jamais brutale.” L’autre grande règle à ne jamais déroger c’est la ligne de chaîne. “Il ne faut jamais être sur le plus petit pignon arrière et sur le petit plateau, inversement gros plateau et gros pignon arrière est également à proscrire, ajoute Jean-Luc Jonrond. La chaîne dans ces deux cas extrêmes subit là encore trop de torsion, elle s’abime et peut même casser”.
T’as mal aux dents ?
Le mieux quand on change de vitesse c’est de baisser les dents les unes après les autres, ne pas changer brusquement en passant par exemple du 54x16 au 54x11 d’un coup sec. Il faut y aller régulièrement dans les bosses mais aussi sur le plat. Le choix du braquet est dépendant du mal de jambes, c’est ce degré de douleur que l’on ressent ou pas qui va être « l’indicateur » pour savoir si l’on doit descendre les dents dérailleur pour aller de plus en plus vite, ou au contraire les relever pour souffler de plus en plus.” “Pédaler souple permet de préserver le muscle, poursuit Jean-Luc Jonrond. Une phase de course qui réclame de pédaler souple c’est lorsque l’on bute sur un vent de face, il faut tourner les jambes pour s’économiser au maximum, vent dans le dos on peut au contraire mettre gros. Mais quand on attaque, on va forcément mettre plus gros.”
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