Bien maîtriser les problèmes liés à l'altitude
légende photo : En altitude le taux d'oxgène baisse, il faut donc s'adapter et modérer l'effort à vélo
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le 26 Octobre 2009 15:19
Publié par Maxime GUALAZINI
Dans : VTT
Si l'altitude peut être une alliée en phase de préparation, la haute montagne peut aussi recéler quelques pièges qu'il vaut mieux connaître afin de les éviter.
Un séjour cycliste en altitude présente plusieurs avantages. Il permet avant tout de s'acclimater à l'effort en montagne. Au fil des jours, l'organisme s'adapte, le rythme cardiaque et respiratoire se stabilise, le cycliste s'essouffle moins et gagne efficacité. Mieux : lors d'un séjour en altitude, le corps a besoin de plus d'oxygène et donc de plus de globules rouges pour le transporter. Quand il « redescend », le cycliste bénéficie d'un sang enrichi en globules rouges, de façon tout à fait naturelle, ce qui lui permet de produire un effort plus soutenu tout en retardant l'apparition de crampes.
Moins d’oxygène dans l’air
Contrepartie de ces bénéfices : en altitude, l'effort est plus difficile qu'en plaine, à dépense énergétique égale. Plus on monte, et plus le taux d'oxygène dans l'air baisse. A 1000 mètres, il s'élève encore à environ 90 % mais à 2000 mètres, le taux n'est plus que de 80 %. Si vous grimpez les plus hauts cols de France (environ 2500 mètres d'altitude), le taux d'oxygène dans l'air tombe à seulement 75 % (par rapport au niveau de la mer).
Test d’effort avant de partir
Avant tout séjour prolongé à 2000 mètres d'altitude ou plus, des précautions s'imposent. Même si vous êtes en bonne santé, un test d'effort est plus que recommandé si vous avez 40 ans ou plus, a fortiori si vous faites de l'asthme d'effort. La plus grande prudence, voire le renoncement, s'impose si vous souffrez de bronchite chronique ou de tout autre type d'insuffisance respiratoire, ou en cas d'insuffisance cardiaque.
Partez bien équipés
Et si vous roulez en montagne, bien sûr, n'oubliez pas de vous enduire de crème solaire (les rayons du soleil sont encore plus dangereux qu'en plaine). Ne partez pas sans vos lunettes de soleil et votre casque, glissez un coupe-vent dans la poche de votre maillot pour la descente, buvez régulièrement et par petites gorgées. Et ne prenez jamais la route si le temps menace de tourner à l'orage.
Enfin sachez que le risque d'attraper le mal aigu des montagnes est quasi-nul si vous séjournez à moins de 2000 mètres d'altitude. Rappelons que cette pathologie se traduit par des nausées voire des vomissements, des maux de tête et une grande fatigue.
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